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Association des Juifs Originaires d'Egypte
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ACTUALITE

Goha aperçu à Epone dans les Yvelines !!

 

Le 7 juin 2009, à l’instigation des associations AKI ESTAMOS, de l’ASPCJE et de l’AJOE, une fête champêtre a été organisée à Epone, petit village situé à 35 kilomètres à l’ouest de Paris, pour évoquer et célébrer Goha/Djoha, entre amis et dans la bonne humeur. (Il semblerait que nom et l’orthographe de ce héros du folklore populaire du Moyen-Orient et du Levant soit différent selon que l’on vienne d’Egypte ou de l’Empire Ottoman, mais pour la suite de ce texte je m’en tiendrai à « Goha »).

Malgré un soleil qui avait décidé de jouer à cache-cache dans les nuages, nous étions près de 300 personnes qui avaient convergé vers la ferme de Velannes, constituée de corps de bâtiments, de beaux jardins fleuris et d’une grange sous laquelle la sono avait été installée.

Pour nos amis qui préféraient se faire transporter plutôt que de faire la route, deux cars avaient été prévus qui partirent de la porte Maillot à Paris et convoyèrent ainsi une centaine d’inscrits, ce qui généra une certaine cohue à l’entrée de la fête, à chaque arrivée car, mais qui fut vite résorbée et chacun a pu déambuler dans le jardin, chercher des amis et connaissances dans la foule qui commençait à se presser sur les lieux et finalement pour faire honneur au buffet qui avait été dressé dans le bâtiment.

Ainsi qu’annoncé, les organisateurs avaient mis au menu des mets autant d’origine judéo-espagnole que des mets dits « égyptiens ». Grâce au dévouement de volontaires qui s’étaient activées à domicile, il y avait des feuilles de vigne farcies, des « borekas » au fromage et aux épinards et autres « sambousseks »,, des desserts variés, en complément des mets servis par le traiteur qui avait été retenu. Seul regret à noter, le « foul médames » préparé par le traiteur ne correspondait en rien à ce que nous en attendions et donc pour ceux qui en auraient bien mangé, il a fallu se rabattre sur les autres mets du buffet.

Dans un coin de la salle, on pouvait acheter une profusion de livres divers touchant à notre histoire, à notre culture et les participants ne s’en privèrent pas.

Après ces préliminaires, le ‘plat de résistance ‘ de la journée pouvait commencer. Il s’agit du très riche plateau artistique qui comprenait divers artistes, chacun avec sa sensibilité, son répertoire et certains accompagnés de musiciens.

Pour commencer, Adrien Zerbib a chanté une sélection de son tour de chant, compositions personnelles, en s’accompagnant à la guitare. Ensuite, Mireille Cohen et Rachel Cohen accompagnées de plusieurs jeunes ont raconté des histoires de Goha. Spectacle commencé à l’extérieur, interrompu par la pluie et qui a forcé l’auditoire à opérer un repli stratégique vers l’intérieur du bâtiment et à l’installation de la sono dans la grande salle pour permettre à l’auditoire de s’y regrouper pour assister à la suite du spectacle.

Ensuite, Eyal et Hezy, venus d’Israël pour la circonstance, et dont le spectacle a été ponctué de nombreux applaudissements. Mireille Samoun, dont la voix s’accorde si bien avec les chants traditionnels en judéo espagnol ou en hébreu, a chanté à son tour de nombreux « classiques » du répertoire et qui également été très applaudie.

Pendant ce temps, et pour les jeunes, une animation spécifique avait été organisée, avec chants, et spectacle de magie interactive proposé par la compagnie ATCHOUM.

Au total, ce fut une journée mémorable, et si le 7 juin était le jour des élections du Parlement Européen, dans nos esprits il restera surtout le jour où Goha fut aperçu dans la grande banlieue de Paris…pour la plus grande joie des participants à la fête.

Il faut, avant de clore, remercier le dévouement de tous les organisateurs et des volontaires qui ont permis que la fête puisse avoir lieu et qui ont fait qu’elle se déroule sans incident. Ils sont trop nombreux pour être cités dans ce texte, mais ils se reconnaîtront.

D. Harari