Header image header image 2  
Association des Juifs Originaires d'Egypte
  || ACCUEIL ||
   
 
HOMMAGE

Hommage à Jo Diday, Président d'honneur de l'AJOE,
décédé le 11 mars 2011.

C’est le cœur serré que j’écris ces lignes. Jo DIDAY qui a été un membre fondateur de l’AJOE, son premier Président et ensuite élu à l’unanimité du Bureau son Président d’Honneur nous a quittés le 11 mars à l’issue d’une maladie éprouvante.

Quand je repense à Jo DIDAY, je repense à la genèse et au développement de l’AJOE. Une aventure qui a rassemblé une poignée de Juifs originaires d’Egypte, habitant en région parisienne et qui, pressentant le développement de l’internet, voulaient utiliser cette nouvelle technologie pour créer un lien entre les différentes communautés de Juifs d’Egypte francophones réparties à travers le monde. L’idée n’était pas seulement de retracer le passé et raconter l’histoire des juifs en Egypte durant la période 1850 – 1970. Ce sujet avait déjà suscité de nombreux efforts et d’autres associations de Juifs d’Egypte s’y étaient attelées avec succès, mais également d’illustrer comment cette communauté avait intégré la douleur de l’exil tout en s’intégrant avec succès aux pays où le destin avait éparpillé ses membres. Nous pensions qu’un lien fort subsistait entre les membres de cette communauté à travers le monde et qu’il fallait trouver un moyen pour le ranimer et le soutenir.

Un projet un peu fou, lancé sans moyens et alors qu’internet en était à ses premiers balbutiements (c’était avant la bulle internet !!) et c’est Jo DIDAY qui était le plus enthousiaste parmi nous et qui, dès le départ, a recherché les bonnes volontés et les compétences pour mener à bien ce projet. Car il n’en démordait pas, c’était cet axe de développement qui permettrait à l’AJOE de trouver un écho parmi les Juifs d’Egypte francophones à travers le monde. C’est ainsi que tout naturellement il s’imposa comme le Président de notre association naissante.

Nos premières activités furent des plus « classiques », avec l’organisation de conférences, qui se tenaient dans les locaux de l’Espace Rachi, rue Broca à Paris, d’expositions d’œuvres d’artistes issus de notre communauté.

C’est  alors que Philippe PARTOUCHE rejoignit notre équipe et, du fait de ses compétences en informatique, il se mit à l’œuvre et bientôt l’AJOE inaugura son site internet, et commença à publier sur ce site des documents, témoignages, photos et inaugura sa « galerie d’artistes » sur son site.

Il me revient en mémoire les réunions de travail, les discussions et les idées que nous agitions lors de ces réunions. Jo donnait toujours son point de vue et était l’aiguillon qui nous encourageait. A ses côtés, Simone, son épouse, devint naturellement le point de rassemblement des articles, des projets et elle à rédiger nombre d’éditoriaux pour expliquer notre démarche et nos espoirs. Par la force des choses, elle apprit à se battre avec des ordinateurs récalcitrants et avec des liaisons internet aléatoires qui lui donnèrent bien des soucis au fil des ans. Malgré ces difficultés, Jo et Simone conservaient toujours le moral et leur enthousiasme du début.

Au bout de quelques années, notre équipe se renforça avec l’arrivée de nouveaux volontaires au sein de l’équipe, encouragés par le succès de certaines de nos activités (journées de rencontre dans un restaurant du Bois de Boulogne, célébration du cinquantenaire de Second Exode dans les locaux du Sénat de la République). L’AJOE a connu ses plus belles heures au cours de ces années.

Il vint un temps où Jo DIDAY décida qu’il fallait passer la main à une nouvelle génération et c’est ainsi que Philippe PARTOUCHE fut élu notre Président et à l’unanimité Jo DIDAY devint Président d’Honneur de l’AJOE. Ce n’est pas pour cela qu’il se désintéressa des activités de l’AJOE et par la suite il participa assidument aux réunions de notre bureau.
 
La maladie nous l’aura arraché. Nous le regrettons déjà et nous pensons à son épouse, Simone, infatigable et à la bonne humeur inaltérable.

Nous pensons également à ses  enfants
Fernand et Laurence DIDAY et leurs fils Florian et Aurélien,             
Marie-Nicole et Marc KNAFO et leurs enfants Yohann et Noémie
Et à l’ensemble de sa famille et de ses proches, à qui il manquera tant.

David Harari et le bureau de l’AJOE
le 15 mars 2011

* * * *

Jo DIDAY, LA figure emblématique de l'AJOE,vient de nous quitter.

Bien que la maladie l'ait, depuis quelques temps, tenu éloigné de ses activités dans l'Association, il laissera un vide immense parmi nous.

A Simone, son épouse, à ses enfants et ses petits-enfants, je crois pouvoir dire,au nom de tous ceux de l'AJOE que nous partageons sincèrement leur tristesse.

Cher Jo, nous garderons le souvenir de ton intelligence, de ta gentillesse et de l'accueil chaleureux que tu nous réservais avec Simone à chaque réunion qui avait lieu à votre domicile.

Adieu Jo, et que ton âme repose en paix.
Régine Zayan
le 16 mars 2011

* * * *

Farewell to Jo Diday
Another friend has left us!
Jo Diday was the founder of the AJOE: association des juifs originaires d’Egypte.
With his wife Simone they kept us ‘connected’ as is said nowadays.
Other groups followed: the AJE London, the AJE Canada.
It is only when I became civilised i.e. bought a laptop that I discovered this rich network of Jews who had left Egypt. The world  was no longer a desert! We corresponded, we met and kept one another informed of what was Egyptian Jewry. A rich culture of peaceful people who remembered their former country.
We all had a story to tell and could do so thanks to the website. I remember when I met Jo he told me the horrendous story of how his father died in transit.
However, we Jews from Egypt are strong and active people. We pushed back our sleeves and fought for our lives. The same story was repeated again and again.
The AJOE organised meetings, conferences, parties to everyone’s satisfaction. In Paris we met, enjoyed ourselves and tasted some Egyptian goodies. We cannot forget that we come from Egypt and the conafa, bassboussa or other delicacies were a real treat.
All good things come to an end, each year one of us goes away and our circle becomes smaller.
Now Jo has gone as well, what a great sadness that is.
We shall remember him.
I thank you Jo for the good work you did keeping us Jews from Egypt in a tight affectionate group.
We also thank your wife Simone who took over most of the job when illness caught up with you.

Suzy Vidal

* * * *

mise à jour 17/03/11